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<title type="text/plain">Le blogue de Michel</title>
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<name>Michel Chevallier</name>
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<modified>2011-10-26T16:16:28Z</modified>
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		<title>Les contradictions d&apos;un francophone</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Mon attitude envers la francophonie n&apos;est pas exempte de contradiction. J&apos;ai été parfaitement trilingue un temps assez court (une dizaine d&apos;années peut être), maintenant j&apos;ai forcément un peu perdu, mais depuis cette époque je me suis rendu compte que je pouvais parfaitement dire tout ce que je voulais dire en français, en anglais et en espagnol ; mais évidemment, à chaque fois que je m&apos;exprime dans l&apos;une de ces trois langues, je ne suis pas le même. En conséquence il y a effectivement des choses que je dirais (et que je penserais) dans telle langue et pas dans telle autre.

J&apos;ai toujours un chapeau dans (et non sur) la tête quand je parle espagnol, car je me sens plus mexicain qu&apos;espagnol ; en informatique sur certains forum je m&apos;exprime quelquefois en anglais directement, en prenant soin de mettre des guillemets, car c&apos;est plus facile pour moi puisqu&apos;il me manque certains mots en français.

J&apos;ai été tellement habitué pendant longtemps à être moi et aussi un autre (et encore un autre car il faut raisonner ici en trois dimensions) que cette question de perdre mon identité, même si je la défends toujours avec ardeur, car je suis d&apos;abord français, ne m&apos;inquiète pas pas outre mesure. Quand on vit dans un pays étranger et longtemps sans revenir, l&apos;écoulement du temps se ralentit, car tout est différent : il faut prendre son temps pour donner un nom à toutes les choses, pour comprendre la manière dont les autochtones voient ces mêmes choses. On vit ainsi plusieurs fois. Je ne parle pas allemand, mais si je pouvais échanger, par un pacte faustien, vingt années de vie supplémentaire contre l&apos;obligation de penser et de parler en allemand, je le ferais volontiers. À la condition de consulter de temps en temps des livres en français et de continuer à pratiquer une correspondance aussi en français. Bien parler une langue étrangère est une véritable cure de jouvence : vous oubliez ce que vous êtes pour devenir un autre.

En fait, si je défends la francophonie, je la défends surtout pour les autres, et en particulier pour tous les français qui n&apos;ont qu&apos;une seule langue à leur arc linguistique et qui ne se rendent pas compte notre langue est menacée. Tous ces cadres dynamiques qui s&apos;expriment en globish m&apos;exaspèrent, ces entrées de ville à la Toys are us, à la Chaussureland, me font honte.



Je recommande le cyber carnet de Marc : http://lefrancaisenpartage.over-blog.com/, le français face à l&apos;anglais et face à des langues minoritaires. Je trouve que les articles sont richement documentés, teintés d&apos;un optimisme salutaire et de bon aloi.


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		<issued>2011-10-26T16:15:05Z</issued>
		<modified>2011-10-26T16:16:28Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[Mon attitude envers la francophonie n'est pas exempte de contradiction. J'ai été parfaitement trilingue un temps assez court (une dizaine d'années peut être), maintenant j'ai forcément un peu perdu, mais depuis cette époque je me suis rendu compte que je pouvais parfaitement dire tout ce que je voulais dire en français, en anglais et en espagnol&#160;; mais évidemment, à chaque fois que je m'exprime dans l'une de ces trois langues, je ne suis pas le même. En conséquence il y a effectivement des choses que je dirais (et que je penserais) dans telle langue et pas dans telle autre.<br />
J'ai toujours un chapeau dans (et non sur) la tête quand je parle espagnol, car je me sens plus mexicain qu'espagnol&#160;; en informatique sur certains forum je m'exprime quelquefois en anglais directement, en prenant soin de mettre des guillemets, car c'est plus facile pour moi puisqu'il me manque certains mots en français.<br />
J'ai été tellement habitué pendant longtemps à être moi et aussi un autre (et encore un autre car il faut raisonner ici en trois dimensions) que cette question de perdre mon identité, même si je la défends toujours avec ardeur, car je suis d'abord français, ne m'inquiète pas pas outre mesure. Quand on vit dans un pays étranger et longtemps sans revenir, l'écoulement du temps se ralentit, car tout est différent&#160;: il faut prendre son temps pour donner un nom à toutes les choses, pour comprendre la manière dont les autochtones voient ces mêmes choses. On vit ainsi plusieurs fois. Je ne parle pas allemand, mais si je pouvais échanger, par un pacte faustien, vingt années de vie supplémentaire contre l'obligation de penser et de parler en allemand, je le ferais volontiers. À la condition de consulter de temps en temps des livres en français et de continuer à pratiquer une correspondance aussi en français. Bien parler une langue étrangère est une véritable cure de jouvence&#160;: vous oubliez ce que vous êtes pour devenir un autre.<br />
En fait, si je défends la francophonie, je la défends surtout pour les autres, et en particulier pour tous les français qui n'ont qu'une seule langue à leur arc linguistique et qui ne se rendent pas compte notre langue est menacée. Tous ces cadres dynamiques qui s'expriment en globish m'exaspèrent, ces entrées de ville à la Toys are us, à la Chaussureland, me font honte.<br />
<br />
Je recommande le cyber carnet de Marc&#160;: <a href="http://lefrancaisenpartage.over-blog.com/">http://lefrancaisenpartage.over-blog.com/</a>, le français face à l'anglais et face à des langues minoritaires. Je trouve que les articles sont richement documentés, teintés d'un optimisme salutaire et de bon aloi.<br />
<br />]]></content>
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	<entry>
		<title>La  francophonie sur France 2</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Hier soir, Vendredi 2 Septembre sur France 2, lors d&apos;un reportage sur une émission de téléréalité néerlandaise, Frank Wiering, le président de la chaîne VPRO, s&apos;exprime en anglais sans être traduit. 

Ainsi les téléspectateurs français auront-ils droit à 10 secondes en anglais sans traduction au journal national de 20 heures de notre première chaîne d&apos;État !

Pour ceux qui peuvent retrouver le journal en question, la citation même courte, étant, à ma connaissance interdite sur la toile : 

Minutage : le reportage incriminé commence à 20 h.17&apos; 47&quot; (Journal du 2 Septembre 2011 de France 2).

Dans  la suite des interviews (les questionnés s&apos;expriment en anglais ou en  néerlandais) qui sont traduits simultanément, le dernier (entre 1&apos; 29&quot;  et 1&apos; 39&quot;) ne l&apos;est pas ! Il s&apos;agit du plus important puisque le  président de la chaÎne s&apos;exprime ici.

Quand je pense qu&apos;il arrive souvent à cette même chaîne nationale de sous-titrer en français des propos tenus en français par des habitants de la Louisiane, d&apos;Haïti ou d&apos;Afrique, ce qui est plutôt vexant pour eux, je me demande si cet oubli est bien involontaire : à moins que le mot grossier du début ne soit pas décemment traduisible ?   




</summary>
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		<issued>2011-09-03T11:34:49Z</issued>
		<modified>2011-09-05T13:13:49Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<span style="font-size: small;">Hier soir, Vendredi 2 Septembre sur France 2, lors d'un reportage sur une émission de téléréalité néerlandaise, Frank Wiering, le président de la chaîne VPRO, s'exprime en anglais sans être traduit. <br />
Ainsi les téléspectateurs français auront-ils droit à 10 secondes en anglais sans traduction au journal national de 20 heures de notre première chaîne d'État&#160;!<br />
Pour ceux qui peuvent retrouver le journal en question, la citation même courte, étant, à ma connaissance interdite sur la toile&#160;: <br />
<font face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular">Minutage&#160;: le reportage incriminé commence à 20 h.17' 47" (Journal du 2 Septembre 2011 de France 2).<br />
</font><font face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular">Dans  la suite des interviews (les questionnés s'expriment en anglais ou en  néerlandais) qui sont traduits simultanément, le dernier (entre 1' 29"  et 1' 39") ne l'est pas&#160;! Il s'agit du plus important puisque le  président de la chaÎne s'exprime ici.</font><br />
Quand je pense qu'il arrive souvent à cette même chaîne nationale de <i>sous-titrer en français</i> des propos tenus <i>en français</i> par des habitants de la Louisiane, d'Haïti ou d'Afrique, ce qui est plutôt vexant pour eux, je me demande si cet oubli est bien involontaire&#160;: à moins que le mot grossier du début ne soit pas décemment traduisible&#160;? &#160; </span><br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>De la sauvegarde en ligne</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Ah la sauvegarde en ligne...



Depuis ces trois dernières années environ, il ressort que je n&apos;ai à cette heure aucune solution qui me satisfasse.

J&apos;ai été chez Humyo pendant un an. Pb techniques. Je suis aussi en démo  gratuit chez Mozy, leur système est incompréhensible pour moi. Je suis aussi chez  Swiss Disk en démo toujours pour voir : ce n&apos;est pas  convaincant. 

Ce qui marche : 1/ les hébergeurs payants. Je suis chez amen.fr pour mes  sites et j&apos;utilise leur espace disque qui m&apos;est résiduel. Par FTP c&apos;est l&apos;idéal.  70 euros par an pour 100  Go seulement.

2/ les clés USB grande capacité (16 Go) disséminées dans mon jardin :  c&apos;est de la véritable sauvegarde à distance (ultra réduite) sans aucune  contrainte électrique, électronique, télématique, sans souvi de vol ou  d&apos;incendie, entièrement sécurisée (elles sont encryptées). Désavantage,  un peu lent car toujours en USB 2 et pas tout à fait synchrone (il faut  se déplacer, il pleut, etc.).



J&apos;ai abandonné mon ancienne méthode : la gravure de DVD (avec les  disques incapables à vérifier une fois sur 5) dans un coffre à la Caisse  d&apos;Épargne (procédure ultralourde).



En cas d&apos;évacuation de la zone pour cause de fuite radioactive à La  Hague, reste la  possibilité d&apos;autres clés USB chez mes beaux parents (à  600 km).



Sur Mac, ne me parlez pas d&apos;iDisk, extrêmement plaisant mais extrêmement lent. Ne parlons pas non plus de Time Machine.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/de-la-sauvegarde-en-ligne"/>
		<id>http://michel.zevillage.org/news/de-la-sauvegarde-en-ligne</id>
		<issued>2011-05-11T17:28:38Z</issued>
		<modified>2011-06-13T09:48:06Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Ah la sauvegarde en ligne...<br />
<br />
Depuis ces trois dernières années environ, il ressort que je n'ai à cette heure aucune solution qui me satisfasse.<br />
J'ai été chez Humyo pendant un an. Pb techniques. Je suis aussi en démo  gratuit chez Mozy, leur système est incompréhensible pour moi. Je suis aussi chez  Swiss Disk en démo toujours pour voir&#160;: ce n'est pas  convaincant. <br />
Ce qui marche&#160;: 1/ les hébergeurs payants. Je suis chez amen.fr pour mes  sites et j'utilise leur espace disque qui m'est résiduel. Par FTP c'est l'idéal.  70 euros par an pour 100  Go seulement.<br />
2/ les clés USB grande capacité (16 Go) disséminées dans mon jardin&#160;:  c'est de la véritable sauvegarde à distance (ultra réduite) sans aucune  contrainte électrique, électronique, télématique, sans souvi de vol ou  d'incendie, entièrement sécurisée (elles sont encryptées). Désavantage,  un peu lent car toujours en USB 2 et pas tout à fait synchrone (il faut  se déplacer, il pleut, etc.).<br />
<br />
J'ai abandonné mon ancienne méthode&#160;: la gravure de DVD (avec les  disques incapables à vérifier une fois sur 5) dans un coffre à la Caisse  d'Épargne (procédure ultralourde).<br />
<br />
En cas d'évacuation de la zone pour cause de fuite radioactive à La  Hague, reste la  possibilité d'autres clés USB chez mes beaux parents (à  600 km).<br />
<br />
Sur Mac, ne me parlez pas d'iDisk, extrêmement plaisant mais extrêmement lent. Ne parlons pas non plus de Time Machine.</div>]]></content>
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	<entry>
		<title>À propos de la conférence de Steve Jobs</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je ne sais pas si Steve Jobs est francophile, mais les images Google Earth de la Tour Eiffel, les photos de vacances à Paris, ressortent plus du côté exotique et ne doivent pas, à mon avis, pas être mis en rapport avec le volume du marché français. Il en est de même pour la muraille de Chine, citée plusieurs fois (dans Keynote notamment).

Pour les américains, les univers français, chinois, péruvien (le Macchu-Pichu) représentent un plus par rapport à ce qu&apos;ils n&apos;ont pas :

Le chic pour la France, la civilisation plurimillénaire pour la Chine et enfin les mondes engloutis pour le Pérou.

Si Jobs avait voulu être américano-centrique, il aurait montré respectivement le Chrysler Building à New York, les établissements des premiers colons en Nouvelle-Angleterre et des tepees indiens. Mais la distance aurait été plus réduite et donc le propos plus mince.



À propos de la Tour Eiffel citée deux fois (dans deux applications différentes, vous n&apos;avez pas pu ne pas le noter) :

Est-ce que, inconsciemment, Steve Jobs ne voit pas en Gustave Eiffel un lointain prédécesseur ? Beaucoup de points communs lient ces deux génies : innovations technologiques révolutionnaires, force symbolique des produits, influence durable dans leurs domaines d&apos;activité respectif, avec des personnalités devenues, avec le temps, icônes de la modernité.

 ----

J&apos;ai déjà parlé, à l&apos;occasion d&apos;un précédent Keynote, de la compréhension relativement aisée de l&apos;anglais de Steve Jobs : débit assez lent, élocution bien articulée.

Je suis sûr que ceux d&apos;entre nous qui ont des enfants, ont déjà mis au courant leur progéniture de l&apos;existence de cet objet étrange dont tout le monde parle et qui n&apos;est pas encore en vente, l&apos;iPad.

Rien de tel qu&apos;une présentation de la Conférence de Steve Jobs pour les motiver, les perfectionner dans la langue de Shakespeare. L&apos;objet présenté excite d&apos;abord leur curiosité, vous avez d&apos;ailleurs tout fait pour qu&apos;il en soit ainsi. Ils sont donc particulièrement réceptifs, et donc prêt à franchir la barrière de la langue. Les images, la mise en scène ainsi que de discrètes bribes de traduction feront le reste. N&apos;oubliez pas deux choses : mettez le fichier QuickTime sur le grand écran du salon, ils se croiront au cinéma et zappez tous les comparses qui ont trop tendance à avaler les mots, comme tout bon californien. Ignorez donc les vice-présidents Philippe W. Schiller (World Wide Product Marketing) et Scott Forstall (Iphone Software).

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/a-propos-de-la-conference-de-steve-jobs"/>
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		<issued>2010-01-31T21:12:48Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Je ne sais pas si Steve Jobs est francophile, mais les images Google Earth de la Tour Eiffel, les photos de vacances à Paris, ressortent plus du côté exotique et ne doivent pas, à mon avis, pas être mis en rapport avec le volume du marché français. Il en est de même pour la muraille de Chine, citée plusieurs fois (dans Keynote notamment).<br />
Pour les américains, les univers français, chinois, péruvien (le Macchu-Pichu) représentent un plus par rapport à ce qu'ils n'ont pas&#160;:<br />
Le chic pour la France, la civilisation plurimillénaire pour la Chine et enfin les mondes engloutis pour le Pérou.<br />
Si Jobs avait voulu être américano-centrique, il aurait montré respectivement le Chrysler Building à New York, les établissements des premiers colons en Nouvelle-Angleterre et des tepees indiens. Mais la distance aurait été plus réduite et donc le propos plus mince.<br />
<br />
À propos de la Tour Eiffel citée deux fois (dans deux applications différentes, vous n'avez pas pu ne pas le noter) :<br />
Est-ce que, inconsciemment, Steve Jobs ne voit pas en Gustave Eiffel un lointain prédécesseur&#160;? Beaucoup de points communs lient ces deux génies&#160;: innovations technologiques révolutionnaires, force symbolique des produits, influence durable dans leurs domaines d'activité respectif, avec des personnalités devenues, avec le temps, icônes de la modernité.<br />
&#160;----<br />
J'ai déjà parlé, à l'occasion d'un précédent Keynote, de la compréhension relativement aisée de l'anglais de Steve Jobs&#160;: débit assez lent, élocution bien articulée.<br />
Je suis sûr que ceux d'entre nous qui ont des enfants, ont déjà mis au courant leur progéniture de l'existence de cet objet étrange dont tout le monde parle et qui n'est pas encore en vente, l'iPad.<br />
Rien de tel qu'une présentation de la Conférence de Steve Jobs pour les motiver, les perfectionner dans la langue de Shakespeare. L'objet présenté excite d'abord leur curiosité, vous avez d'ailleurs tout fait pour qu'il en soit ainsi. Ils sont donc particulièrement réceptifs, et donc prêt à franchir la barrière de la langue. Les images, la mise en scène ainsi que de discrètes bribes de traduction feront le reste. N'oubliez pas deux choses&#160;: mettez le fichier QuickTime sur le grand écran du salon, ils se croiront au cinéma et zappez tous les comparses qui ont trop tendance à avaler les mots, comme tout bon californien. Ignorez donc les vice-présidents Philippe W. Schiller (World Wide Product Marketing) et Scott Forstall (Iphone Software).</div>]]></content>
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	<entry>
		<title>Situation des acheteurs/utilisateurs de Macs dans les zones à population peu dense</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
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Normal
0
0
1
401
2289
LEGTA de Sées
19
4
2811
10.262



0
21
0
0


 

   


 

Dans le contact de proximité, les utilisateurs de Mac, involontairement sans doute, se retrouvent, surtout à la campagne, dans ce qu&apos;il faut bien appeler un ghetto.




 

Ces utilisateurs sont  considérés :




1/ pour les utilisateurs standards de PC, comme des gogos, à cause du prix et du snobisme attaché à la marque Apple.




2/ pour le grand public souvent ignorant de l&apos;existence de différentes plate-formes, comme des nantis. Combien d&apos;étudiants m&apos;ont dit : « Monsieur on n&apos;a pas les moyens d&apos;acheter des Macs ». Cette image de cherté est entretenue par la répartition des Macs que l&apos;on voit dans les publicités, chez les artistes et autres célébrités : c&apos;est le fameux placement de produit.




Je prends au hasard un film: « Le diable s&apos;habille en Prada », une émission de télévision, celle de Laurent Delahousse « Un jour, un destin ».




3/ et pour d&apos;autres comme des incompétents, c&apos;est à dire des amateurs incapables de se plonger dans la mécanique, donc comme des inconscients.




 

Par ailleurs, lorsqu&apos;un informaticien Mac parle à un utilisateur de l&apos;informatique non informaticien (madame Michu ?), il se crée immédiatement une certaine gêne, liée par essence à l&apos;évocation d&apos;un monde qui n&apos;est pas familier au plus grand nombre. « De quoi peut bien parler ce type qui n&apos;a pas le même ordinateur que mon voisin ? » Sous entendu : « Lui, naturellement s&apos;y connaît en informatique ».




 

Vous connaissez aussi la légende selon laquelle les Rolls auraient toutes un capot plombé. Le Mac a aussi cette réputation, puisque l&apos;utilisateur, par définition, et par privilège de classe, pourrait-on dire, n&apos;a nullement besoin de mettre ses mains dans le cambouis. Eh bien, paradoxalement, à cause de l&apos;isolement, et malgré toute la convivialité de la communauté Mac, l&apos;utilisateur de cette plate-forme, qui tient à être un tant soi peu autonome et indépendant des fournisseurs de services aussi rares que chers et lointains géographiquement, doit lui aussi se résoudre à certaines manoeuvres acrobatiques alors qu&apos;il aurait dû logiquement en être dispensé. C&apos;est ainsi qu&apos;il se retrouve à débrider (jailbreaking) le système de son iPhone ou écrire des lignes de commandes absconses dans le Terminal de Mac OS X. En effet, si le PC sous Windows est une usine (c&apos;est sale : il y a des virus ; c&apos;est encombré : il arrive qu&apos;on s&apos;y déplace avec difficulté), Mac OS est un temple égyptien (c&apos;est beau, mais les inscriptions qu&apos;on y voit, surtout celles situées « au c ur de l&apos;édifice » sont incompréhensibles au néophyte).




  






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<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]-->&#160;<!--[endif]--></span><o:p></o:p><span style="font-family: Arial;">Ces utilisateurs sont&#160; considérés&#160;:</span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">1/ pour les utilisateurs standards de PC, comme des gogos, à cause du prix et du snobisme attaché à la marque Apple.</span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">2/ pour le grand public souvent ignorant de l’existence de différentes plate-formes, comme des nantis. Combien d’étudiants m’ont dit&#160;: «&#160;Monsieur on n’a pas les moyens d’acheter des Macs&#160;». Cette image de cherté est entretenue par la répartition des Macs que l’on voit dans les publicités, chez les artistes et autres célébrités&#160;: c’est le fameux placement de produit.</span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">Je prends au hasard&#160;un film: «&#160;Le diable s’habille en Prada&#160;», une émission de télévision, celle de Laurent Delahousse «&#160;Un jour, un destin&#160;».</span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;">3/ et pour d’autres comme des incompétents, c’est à dire des amateurs incapables de se plonger dans la mécanique, donc comme des inconscients.</span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]-->&#160;<!--[endif]--></span><o:p></o:p><span style="font-family: Arial;">Par ailleurs, lorsqu’un informaticien Mac parle à un utilisateur de l’informatique non informaticien (madame Michu&#160;?), il se crée immédiatement une certaine gêne, liée par essence à l’évocation d’un monde qui n’est pas familier au plus grand nombre. «&#160;De quoi peut bien parler ce type qui n’a pas le même ordinateur que mon voisin&#160;?&#160;» Sous entendu&#160;: «&#160;Lui, naturellement s’y connaît en informatique&#160;».</span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]-->&#160;<!--[endif]--></span><o:p></o:p><span style="font-family: Arial;">Vous connaissez aussi la légende selon laquelle les Rolls auraient toutes un capot plombé. Le Mac a aussi cette réputation, puisque l’utilisateur, par définition, et par privilège de classe, pourrait-on dire, n’a nullement besoin de mettre ses mains dans le cambouis. Eh bien, paradoxalement, à cause de l’isolement, et malgré toute la convivialité de la communauté Mac, l’utilisateur de cette plate-forme, qui tient à être un tant soi peu autonome et indépendant des fournisseurs de services aussi rares que chers et lointains géographiquement, doit lui aussi se résoudre à certaines manoeuvres acrobatiques alors qu’il aurait dû logiquement en être dispensé. C’est ainsi qu’il se retrouve à débrider (jailbreaking) le système de son iPhone ou écrire des lignes de commandes absconses dans le Terminal de Mac OS X. En effet, si le PC sous Windows est une usine (c’est sale&#160;: il y a des virus&#160;; c’est encombré&#160;: il arrive qu’on s’y déplace avec difficulté), Mac OS est un temple égyptien (c’est beau, mais les inscriptions qu’on y voit, surtout celles situées «&#160;au cœur de l’édifice&#160;» sont incompréhensibles au néophyte).</span><o:p></o:p></p>
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		<title>Michael GURIAN : CE QU&apos;IL Y A DE FORMIDABLE CHEZ LES GARÇONS</title>
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Michael GURIAN

CE QU&apos;IL Y A DE FORMIDABLE CHEZ LES GARÇONS

Mieux les comprendre pour mieux les aider.

Albin Michel 1996



Les garçons sont trois à quatre fois plus nombreux que les filles à se suicider

Ce sont toujours les femmes qui décident avec qui elles s&apos;accouplent, selon la façon dont les hommes se battent pour gagner leur affection.

Le cerveau  le plus apte à la lecture est celui qui fait travailler les deux hémisphères en même temps. Utilisons une métaphore : le cerveau masculin s&apos;allume pour exécuter une tâche puis s&apos;éteint, alors que celui des femmes est toujours en veille.

C&apos;est souvent en rabaissant les autres que les garçons et les hommes améliorent leur image de soi.

Les garçons à qui on donne tout et à qui on fait tout n&apos;apprennent pas grand chose de l&apos;aventure et de la mission.

Quand l&apos;Occident nous demande où sont parties nos valeurs, la réponse est très simple. Nous sommes seuls. En l&apos;absence de vraies communautés, amis et parents nous manquent.

Les garçons sont en rivalité émotionnelle et sexuelle avec tout homme qui aime leur mère. Ils ne se sortent pas trop mal de cette compétition si l&apos;homme qui aime leur mère est aussi leur père, car d&apos;autres liens, qui portent à l&apos;amour et à l&apos;attention l&apos;un pour l&apos;autre, entrent en jeu et occupent le premier plan dans la relation triangulaire père/mère/fils.

En cas de séparation, pendant des années, le garçon va espérer que ses parents vont se réconcilier. Il ne va pas s&apos;investir dans une relation avec ce nouvel homme alors qu&apos;il a le sentiment qu&apos;il doit tout faire pour réunir ses parents.

Il arrive que nous forcions nos enfants à satisfaire nos besoins affectifs, ce qui est terriblement dangereux.

La grande différence par rapport à la société de nos ancêtres est que, maintenant, quand un homme quitte ses enfants, on trouve rarement d&apos;autres hommes parmi les proches ou la communauté pour les remplacer.

Le père doit laisser partir son fils, mais tout en respectant sa liberté, il doit rester un modèle.

Quand l&apos;énergie de la paternité ne les entoure pas, le père et le fils s&apos;éloignentémotionnellement l&apos;un de l&apos;autre, souvent même physiquement.

Dans notre société, les hommes sont peu nombreux à nouer des relations affectives avec d&apos;autres hommes.

Le père, après le divorce, abandonne émotionnellement son fils et réciproquement. Le retrait va de l&apos;abandon total (ils ne se reparlent jamais) à une distance émotionnelle, une cohabitation sans réel échange.

90% des délinquants de moins de 35 ans, sont nés de mère de moins de 18 ans.

Les femmes n&apos;auraient pas l&apos;idée d&apos;emmener une jeune fille chez un prostitué masculin pour l&apos;initier au monde des femmes.

L&apos;important, en matière de sexualité, est d&apos;éviter les sentiments de culpabilité, de confusion ou de crainte.

Plus les adultes seront à l&apos;aise en matière de sexualité, moins ils seront embarrassés.Une seule conversation ne suffit pas. Il faut pouvoir dialoguer à ce sujet pendant toute l&apos;adolescence.

 





                       
















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CE QU’IL Y A DE FORMIDABLE CHEZ LES GARÇONS<br />
Mieux les comprendre pour mieux les aider.<br />
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Les garçons sont trois à quatre fois plus nombreux que les filles à se suicider<br />
Ce sont toujours les femmes qui décident avec qui elles s’accouplent, selon la façon dont les hommes se battent pour gagner leur affection.<br />
Le cerveau&#160; le plus apte à la lecture est celui qui fait travailler les deux hémisphères en même temps. Utilisons une métaphore&#160;: le cerveau masculin s’allume pour exécuter une tâche puis s’éteint, alors que celui des femmes est toujours en veille.<br />
C’est souvent en rabaissant les autres que les garçons et les hommes améliorent leur image de soi.<br />
Les garçons à qui on donne tout et à qui on fait tout n’apprennent pas grand chose de l’aventure et de la mission.<br />
Quand l’Occident nous demande où sont parties nos valeurs, la réponse est très simple. Nous sommes seuls. En l’absence de vraies communautés, amis et parents nous manquent.<br />
Les garçons sont en rivalité émotionnelle et sexuelle avec tout homme qui aime leur mère. Ils ne se sortent pas trop mal de cette compétition si l’homme qui aime leur mère est aussi leur père, car d’autres liens, qui portent à l’amour et à l’attention l’un pour l’autre, entrent en jeu et occupent le premier plan dans la relation triangulaire père/mère/fils.<br />
En cas de séparation, pendant des années, le garçon va espérer que ses parents vont se réconcilier. Il ne va pas s’investir dans une relation avec ce nouvel homme alors qu’il a le sentiment qu’il doit tout faire pour réunir ses parents.<br />
Il arrive que nous forcions nos enfants à satisfaire nos besoins affectifs, ce qui est terriblement dangereux.<br />
La grande différence par rapport à la société de nos ancêtres est que, maintenant, quand un homme quitte ses enfants, on trouve rarement d’autres hommes parmi les proches ou la communauté pour les remplacer.<br />
Le père doit laisser partir son fils, mais tout en respectant sa liberté, il doit rester un modèle.<br />
Quand l’énergie de la paternité ne les entoure pas, le père et le fils s’éloignentémotionnellement l’un de l’autre, souvent même physiquement.<br />
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Le père, après le divorce, abandonne émotionnellement son fils et réciproquement. Le retrait va de l’abandon total (ils ne se reparlent jamais) à une distance émotionnelle, une cohabitation sans réel échange.<br />
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Les femmes n’auraient pas l’idée d’emmener une jeune fille chez un prostitué masculin pour l’initier au monde des femmes.<br />
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		<title>Ma pratique de la ballado-diffusion</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">La balladodiffusion a changé ma vie en ce sens qu&apos;elle me fait gagner 3 heures par jour sur 6 x 52 semaines par an = 936 heures, pratiquement un mi-temps standard. En effet je suis un grand lecteur de la presse et c&apos;est le temps que je passais chaque jour (en moyenne, car je me rattrapais sur les vacances de l&apos;enseignant que je suis) à cette activité.



En associant :

1/ une revue de presse produite au moyen d&apos;un téléchargement  de multiples organes de presse et blogs français et étrangers (nord et sud américains)  sur plusieurs fenêtres d&apos;un navigateur (environ 10 onglets par page sur 8 fenêtres), 

2/ un copié collé des textes dans un texteur basique (TextEdit), 

3/ une transformation de ces textes en fichier audio exporté dans iTunes (GhostReader est une solution Universal Binary de prononciation multilingue pour Mac OS X qui permet aux utilisateurs d&apos;écouter leurs documents Word, PDF, RTF et texte avec des voix au timbre naturel dans la langue de leur choix), 

4/ et le tout en moins de 30 minutes par jour :

Je parviens à déplacer totalement cette activité pendant la réalisation de multiples tâches répétitives (et quand elles sont solitaires) à savoir :  

1/ les tâches domestiques (préparation de repas, achats alimentaires, gestion de l&apos;espace cuisine, ménage, rangements), ainsi que les travaux divers (peintures, travaux de bricolage hors utilisation machines)

2/ les transports en voiture (mais pas en train), 

3/ les travaux d&apos;entretien extérieurs (pelouse, potager, verger, terrain boisé), 

4/ les travaux professionnels (essentiellement gestion des documents, classements). 

Activités qui représentent (en moyenne toujours) plus de 4 heures par jour.  



Sachant qu&apos;une revue de presse prend deux heures d&apos;écoute par jour, il me reste encore pas mal de temps pour écouter d&apos;autres textes issus du butinage (browsing) sur la Toile ainsi qu&apos;une collection de Podcast issus de diverses radios (France Culture beaucoup, RMC : François Sorel est très pro-Windows mais cela reste intéressant, RTL et RSR un peu). 



Pour les Podcasts vidéos, je m&apos;intéresse essentiellement aux débats (talk-shows) : donc je regarde (sur mon iPod Touch) les dix premières minutes pour voir les têtes et reconnaître les voix, et je vaque ensuite à mes occupations en écoutant sans voir. Ce qui ne m&apos;empêche pas de voir en écoutant le cas échéant.

Là j&apos;utilise iTunes (je suis abonné au Larry King podcast), mais l&apos;offre télévisuelle est limitée, Miro, assez modeste en offres (à part LCI Plein Écran...), ou je pratique la galère de la conversion de fichiers vidéos d&apos;origine télévisuelle avec EyeTV, VLC ou même QuickTime, depuis la disparition (scandaleuse) du regretté Wizzgo. 

Pour l&apos;instant, il m&apos;arrive encore de lire des livres et je n&apos;ai pas la pratique du livre audio même je suis intéressé par l&apos;actualité du livre électronique (en attendant la tablette Apple...).

Bien sûr il m&apos;arrive de partager en famille avec un autoradio un fichier vidéo, et de sélectionner pour mes étudiants des podcasts issus de France Culture.



Donc,  pour me consoler d&apos;avoir renoncé à faire l&apos;acquisition d&apos;un iPhone, je me suis acheté un MacBook Air que je compte utiliser, vu sa légèreté et son disque SSD, comme un Iphone grand format sans fonction téléphone (avec une clé 3G) ; l&apos;envoi de requêtes (en émission) n&apos;a rien à voir (à ma connaissance) avec une liaison téléphonique vocale.
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/ma-pratique-de-la-ballado-diffusion"/>
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		<issued>2009-09-15T19:02:35Z</issued>
		<modified>2009-09-15T19:02:35Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[La balladodiffusion a changé ma vie en ce sens qu'elle me fait gagner 3 heures par jour sur 6 x 52 semaines par an = 936 heures, pratiquement un mi-temps standard. En effet je suis un grand lecteur de la presse et c'est le temps que je passais chaque jour (en moyenne, car je me rattrapais sur les vacances de l'enseignant que je suis) à cette activité.<br />
<br />
En associant :<br />
1/ une revue de presse produite au moyen d'un téléchargement&#160; de multiples organes de presse et blogs français et étrangers (nord et sud américains)&#160; sur plusieurs fenêtres d'un navigateur (environ 10 onglets par page sur 8 fenêtres), <br />
2/ un copié collé des textes dans un texteur basique (TextEdit), <br />
3/ une transformation de ces textes en fichier audio exporté dans iTunes (GhostReader est une solution Universal Binary de prononciation multilingue pour Mac OS X qui permet aux utilisateurs d'écouter leurs documents Word, PDF, RTF et texte avec des voix au timbre naturel dans la langue de leur choix), <br />
4/ et le tout en moins de 30 minutes par jour :<br />
Je parviens à déplacer totalement cette activité pendant la réalisation de multiples tâches répétitives (et quand elles sont solitaires) à savoir :&#160; <br />
1/ les tâches domestiques (préparation de repas, achats alimentaires, gestion de l'espace cuisine, ménage, rangements), ainsi que les travaux divers (peintures, travaux de bricolage hors utilisation machines)<br />
2/ les transports en voiture (mais pas en train), <br />
3/ les travaux d'entretien extérieurs (pelouse, potager, verger, terrain boisé), <br />
4/ les travaux professionnels (essentiellement gestion des documents, classements). <br />
Activités qui représentent (en moyenne toujours) plus de 4 heures par jour.&#160; <br />
<br />
Sachant qu'une revue de presse prend deux heures d'écoute par jour, il me reste encore pas mal de temps pour écouter d'autres textes issus du butinage (browsing) sur la Toile ainsi qu'une collection de Podcast issus de diverses radios (France Culture beaucoup, RMC : François Sorel est très pro-Windows mais cela reste intéressant, RTL et RSR un peu). <br />
<br />
Pour les Podcasts vidéos, je m'intéresse essentiellement aux débats (talk-shows) : donc je regarde (sur mon iPod Touch) les dix premières minutes pour voir les têtes et reconnaître les voix, et je vaque ensuite à mes occupations en écoutant sans voir. Ce qui ne m'empêche pas de voir en écoutant le cas échéant.<br />
Là j'utilise iTunes (je suis abonné au Larry King podcast), mais l'offre télévisuelle est limitée, Miro, assez modeste en offres (à part LCI Plein Écran...), ou je pratique la galère de la conversion de fichiers vidéos d'origine télévisuelle avec EyeTV, VLC ou même QuickTime, depuis la disparition (scandaleuse) du regretté Wizzgo. <br />
Pour l'instant, il m'arrive encore de lire des livres et je n'ai pas la pratique du livre audio même je suis intéressé par l’actualité du livre électronique (en attendant la tablette Apple...).<br />
Bien sûr il m'arrive de partager en famille avec un autoradio un fichier vidéo, et de sélectionner pour mes étudiants des podcasts issus de France Culture.<br />
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	<entry>
		<title>Réaction à un article de Slate.fr</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Sur Slate.fr ici : http://www.slate.fr/story/10007/apple-ou-lamerican-idol

Apple ou l&apos;American iDol

Comment se construit la mythologie d&apos;Apple. Par Étienne Augé.



Je suis l&apos;heureux propriétaire de plusieurs Macs et de plusieurs iPods. 

Je dois dire qu&apos;avec la ballado-diffusion (le &quot;podcasting&quot;), l&apos;Ipod a 

changé ma vie (de lecteur presse, de lecteur livre, d&apos;auditeur, de téléspectateur). 

Bien sûr tout ceci est faisable avec un PC, mais l&apos;iPod est tellement simple, 

tellement fonctionnel, tellement esthétique... Tout est tellement 

é-vi-dent. Et ceci n&apos;est qu&apos;un exemple.

D&apos;après l&apos;article, posséder des objets de la marque Apple nous 

transforment en membre d&apos;une secte, d&apos;une élite : il y a pire comme 

sectes et comme élites...

C&apos;est toujours amusant de se présenter à des inconnus, ou à des gens qui 

ne connaissent rien au Mac, comme un fanatique ; c&apos;est une façon de 

tester leur esprit de tolérance.

L&apos;école américaine dans laquelle j&apos;enseignais offrait un Apple 2 à 

chacun de ses professeurs. Comme je voulais des caractères accentués 

(pour écrire le français), et ce, de façon plus simple que sur un PC 

(des caractères plutôt verdâtres à l&apos;époque), le chef du département 

Informatique m&apos;a attribué d&apos;office un Mac +... C&apos;est ainsi que tout a 

commencé.

Par contre je n&apos;ai pas d&apos;Iphone. Outre son prix (1327€ pour 24 mois avec 

2 heures de téléphonie), c&apos;est surtout son DAS (Débit d&apos;absorption 

spécifique) qui m&apos;arrête : 1,1W/k.

Je me contente d&apos;un Samsung SGH-P250 avec un DAS de 0,4.

Pour les aficionados, je signale à leur aimable attention que Steve Jobs 

fait sa rentrée demain le 9 septembre ; il va annoncer lors d&apos;une 

conférence (chez Apple on dit &quot;Keynote&quot;), le lancement de nouveaux 

produits. Et peut être le plus attendu : la tablette Mac, une sorte

d&apos;iPodTouch au format 15&quot;.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/reaction-a-un-article-de-slate-fr"/>
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		<issued>2009-09-08T22:11:50Z</issued>
		<modified>2009-09-08T22:14:30Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[Sur Slate.fr ici&#160;: <a href="http://www.slate.fr/story/10007/apple-ou-lamerican-idol">http://www.slate.fr/story/10007/apple-ou-lamerican-idol</a><br />
Apple ou l'American iDol<br />
Comment se construit la mythologie d'Apple. Par Étienne Augé.<br />
<br />
Je suis l'heureux propriétaire de plusieurs Macs et de plusieurs iPods. <br />
Je dois dire qu'avec la ballado-diffusion (le "podcasting"), l'Ipod a <br />
changé ma vie (de lecteur presse, de lecteur livre, d'auditeur, de téléspectateur). <br />
Bien sûr tout ceci est faisable avec un PC, mais l'iPod est tellement simple, <br />
tellement fonctionnel, tellement esthétique... Tout est tellement <br />
é-vi-dent. Et ceci n'est qu'un exemple.<br />
D'après l'article, posséder des objets de la marque Apple nous <br />
transforment en membre d'une secte, d'une élite&#160;: il y a pire comme <br />
sectes et comme élites...<br />
C'est toujours amusant de se présenter à des inconnus, ou à des gens qui <br />
ne connaissent rien au Mac, comme un fanatique&#160;; c'est une façon de <br />
tester leur esprit de tolérance.<br />
L'école américaine dans laquelle j'enseignais offrait un Apple 2 à <br />
chacun de ses professeurs. Comme je voulais des caractères accentués <br />
(pour écrire le français), et ce, de façon plus simple que sur un PC <br />
(des caractères plutôt verdâtres à l'époque), le chef du département <br />
Informatique m'a attribué d'office un Mac +... C'est ainsi que tout a <br />
commencé.<br />
Par contre je n'ai pas d'Iphone. Outre son prix (1327€ pour 24 mois avec <br />
2 heures de téléphonie), c'est surtout son DAS (Débit d'absorption <br />
spécifique) qui m'arrête&#160;: 1,1W/k.<br />
Je me contente d'un Samsung SGH-P250 avec un DAS de 0,4.<br />
Pour les aficionados, je signale à leur aimable attention que Steve Jobs <br />
fait sa rentrée demain le 9 septembre&#160;; il va annoncer lors d'une <br />
conférence (chez Apple on dit "Keynote"), le lancement de nouveaux <br />
produits. Et peut être le plus attendu&#160;: la tablette Mac, une sorte<br />
d'iPodTouch au format 15".]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Roland Hureaux : Les nouveaux féodaux</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



Roland Hureaux

Les nouveaux féodaux

Le contresens de la décentralisation

Gallimard 2004



Cette situation que connaissent les autres pays d&apos;Europe, l&apos;Allemagne notamment, a engendré une nouvelle forme de féodalité. Elle alimente le vivier d&apos;un personnel politique que les mille et une péripéties de la vie locale n&apos;initie guère aux grands enjeux de notre temps.



À partir de 1950, le courant démocrate chrétien découvrit un autre centre d&apos;intérêt avec l&apos;Europe. Europe et régionalisme pouvaient se conjuguer pour saper le même ennemi : le prétendu état jacobin impie et guillotineur.



Faire de la France le paradis de l&apos; &quot; économie mixte ».



Grâce à la loi de 1901, la France est sans doute leur création [des associations] est soumise aux formalités les plus simples.



Au total, l&apos;économie sociale, sous toutes ses formes, représente plus de 20% de l&apos;économie française.



On peut donc parler de corporatisme territorial.



Beaucoup déplorent, à tord ou à raison, que les fonctionnaires en charge de la protection des sites soient plus timides vis à vis des grands élus que des petits maires ou à plus forte raison des particuliers.



C&apos;est d&apos;ailleurs ce qui explique que l&apos;administration de l&apos;État français, que l&apos;on aurait pu croire attachée à l&apos;héritage bonapartiste, voire souverainiste, ait si bien joué le jeu de l&apos;Europe : dans l&apos;anonymat froid et impératif de ses règlements, opposables à tous les élus, elle pouvait trouver une force et une légitimité que la prolifération des féodalités locales et la décentralisation tardaient à lui enlever.



Les partis sont les instruments des barons locaux.



Ce monde hiérarchique comporte un cursus honorum. En 1947, le président du Conseil, Paul Ramadier, faisait savoir au général de Gaulle, au moment où ce dernier venait de fonder le RPF, que si le libérateur de la patrie voulait s&apos;engager en politique, il fallait d&apos;abord qu&apos;il se fît élire conseiller municipal de Colombey-les-Deux-Églises, puis maire et conseiller général de la Haute-Marne. Ce cursus, qui a pu être court-circuité par tel ou tel proche du pouvoir, demeure plus que jamais valable pour la majorité des députés et sénateurs.



Or, dans quelque domaine que ce soit, on a vu souvent des caciques coopter de plus médiocres, mais de meilleurs qu&apos;eux, jamais.



Représentant jusqu&apos;à 15% de l&apos;emploi local, les maires sont généralement devenus les premiers employeurs de leur commune.



D&apos;une façon générale, les villes françaises, grandes ou petites, sont fidèles à leur maire, réincarnation du chef gaulois.



Doit-on soutenir que le droit des individus sont mieux préservés de l&apos;arbitraire local par un système étatique, plus anonyme ?



La culture française incite davantage, selon Michel Crozier, à respecter les autorités lointaines que les autorités proches.




</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/roland-hureaux-les-nouveaux-feodaux"/>
		<id>http://michel.zevillage.org/news/roland-hureaux-les-nouveaux-feodaux</id>
		<issued>2009-07-12T14:17:27Z</issued>
		<modified>2009-07-12T14:18:33Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<br />
<br />
Roland Hureaux<br />
Les nouveaux féodaux<br />
Le contresens de la décentralisation<br />
Gallimard 2004<br />
<br />
Cette situation que connaissent les autres pays d’Europe, l’Allemagne notamment, a engendré une nouvelle forme de féodalité. Elle alimente le vivier d’un personnel politique que les mille et une péripéties de la vie locale n’initie guère aux grands enjeux de notre temps.<br />
<br />
À partir de 1950, le courant démocrate chrétien découvrit un autre centre d’intérêt avec l’Europe. Europe et régionalisme pouvaient se conjuguer pour saper le même ennemi&#160;: le prétendu état jacobin impie et guillotineur.<br />
<br />
Faire de la France le paradis de l’ " économie mixte&#160;».<br />
<br />
Grâce à la loi de 1901, la France est sans doute leur création [des associations] est soumise aux formalités les plus simples.<br />
<br />
Au total, l’économie sociale, sous toutes ses formes, représente plus de 20% de l’économie française.<br />
<br />
On peut donc parler de corporatisme territorial.<br />
<br />
Beaucoup déplorent, à tord ou à raison, que les fonctionnaires en charge de la protection des sites soient plus timides vis à vis des grands élus que des petits maires ou à plus forte raison des particuliers.<br />
<br />
C’est d’ailleurs ce qui explique que l’administration de l’État français, que l’on aurait pu croire attachée à l’héritage bonapartiste, voire souverainiste, ait si bien joué le jeu de l’Europe&#160;: dans l’anonymat froid et impératif de ses règlements, opposables à tous les élus, elle pouvait trouver une force et une légitimité que la prolifération des féodalités locales et la décentralisation tardaient à lui enlever.<br />
<br />
Les partis sont les instruments des barons locaux.<br />
<br />
Ce monde hiérarchique comporte un cursus honorum. En 1947, le président du Conseil, Paul Ramadier, faisait savoir au général de Gaulle, au moment où ce dernier venait de fonder le RPF, que si le libérateur de la patrie voulait s’engager en politique, il fallait d’abord qu’il se fît élire conseiller municipal de Colombey-les-Deux-Églises, puis maire et conseiller général de la Haute-Marne. Ce cursus, qui a pu être court-circuité par tel ou tel proche du pouvoir, demeure plus que jamais valable pour la majorité des députés et sénateurs.<br />
<br />
Or, dans quelque domaine que ce soit, on a vu souvent des caciques coopter de plus médiocres, mais de meilleurs qu’eux, jamais.<br />
<br />
Représentant jusqu’à 15% de l’emploi local, les maires sont généralement devenus les premiers employeurs de leur commune.<br />
<br />
D’une façon générale, les villes françaises, grandes ou petites, sont fidèles à leur maire, réincarnation du chef gaulois.<br />
<br />
Doit-on soutenir que le droit des individus sont mieux préservés de l’arbitraire local par un système étatique, plus anonyme&#160;?<br />
<br />
La culture française incite davantage, selon Michel Crozier, à respecter les autorités lointaines que les autorités proches.<br />
<br />
<br />]]></content>
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	<entry>
		<title>Renaud Camus La grande déculturation</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



Voici en vrac quelques notes de lecture.

J&apos;ai découvert Renaud Camus via l&apos;émission de Finkelkraut : Répliques.

Le site de l&apos;auteur : http://perso.wanadoo.fr/renaud.camus

------



Renaud Camus

La grande déculturation

Fayard 2008



Les sous chiens, comme l&apos;insinue gracieusement tel ou telle, ainsi qu&apos;ont dit les sous-hommes, ceux-là, les indigènes, les autochtones, font figure de bourgeoisie, fonctionnent, à leur corps défendant, comme une bourgeoisie, sont en position de bourgeoisie,  (...) ; et cela d&apos;autant plus nettement que le mot populaire, en novlangue, se mêle de signifier exclusivement à présent, immigré, peuplé ou constitué d&apos;immigrés ou de descendants d&apos;immigrés.



L&apos;égalité est aussi absente de la culture qu&apos;elle l&apos;est de la nature. 



Le degré d&apos;éducation globale sanctionné est à peu près un cinquième de ce qu&apos;il était.



En régime démocratique, la culture de masse ne peut pas s&apos;accommoder de la culture d&apos;une classe cultivée, culture qui n&apos;est pas nécessairement antidémocratique (elle a fait elle même beaucoup pour la démocratie) mais fatalement, et, par définition, non démocratique.



Il s&apos;agissait, d&apos;une part, de transmettre de génération en génération le patrimoine culturel des classes cultivées, assimilé au patrimoine culturel de la nation ; d&apos;autre part, d&apos;élargir le partage de ce patrimoine culturel à quelques enfants méritants des autres classes (...). Tous les bourgeois n&apos;étaient pas cultivés, mais tous les individus vraiment cultivés étaient des bourgeois (au moins aux yeux de la bourgeoisie).



La langue (vocabulaire, syntaxe, prononciation) était le grand instrument d&apos;entrée en bourgeoisie (...).



Éduquer, c&apos;est éduquer aux manières, aux rites, aux façons de parler (qui risquent fort d&apos;être des façons de parler et de ressentir), de la classe éduquée, autrement dit, horresco referens, de la classe &quot;supérieure&quot;.



Auteurs et ouvrages proprement littéraires sont étouffés par la pression des sciences humaines. Mais à leur tour, les sciences humaines, encore trop culturelles pour le public qu&apos;a formé depuis trente ans et plus l&apos;enseignement de masse, sont bousculés par la politique, le politique, les politiques , les ouvrages écrits par les hommes et les femmes politiques (...).



Arte diffuse quelquefois documentaires, quelquefois excellents, le plus souvent incroyablement bâclés (...) et beaucoup plus souvent de méchants petits films finlandais, allemands ou arméniens qui doivent leur passeport culturel au seul motif qu&apos;ils ont été réalisés avec trois bouts de ficelle, sous une lampe qui pendouille (...)



Que peut enseigner le professeur d&apos;art à des enfants qui n&apos;ont rien appris du professeur de français, du professeur d&apos;histoire, ne parlons pas du prêtre (...)



Jadis une famille qui avait appartenu un certain temps à la classe privilégiée pouvait maintenir ce statut sur plusieurs générations même après l&apos;effondrement de son niveau économique. La ruine, au temps de la noblesse, mais encore à l&apos;époque bourgeoise, n&apos;entraînait pas  le déclassement social, ou seulement très lentement parce que l&apos;appartenance de classe n&apos;était pas uniquement déterminée par le niveau de revenus mais aussi par le niveau culturel  et par la maîtrise plus ou moins grande de codes portant sur l&apos;attitude, le vêtement, et au premier chef, sur le langage.



L&apos;effondrement économique d&apos;une famille entraîne ipso facto son effondrement social immédiat, ou du moins d&apos;une génération à l&apos;autre.





Ce qui égalitaire dans la  la situation culturelle, c&apos;est le désastre. Il affecte sans beaucoup de nuances toutes les anciennes classes, et c&apos;est précisément ce qui fait que les différences entre elles sont essentiellement économiques, et que donc elles n&apos;ont plus de véritables existence de classes.



Le monde voulait bien être fasciné par la langue de Proust, de Cézanne, de Bergson, de Ravel et du Collège de France, mais celle de Christine Angot, de Jean Paul Chambas, de Christine Onfray le laisse fort indifférent - il a la même chose chez lui.


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/renaud-camus-la-grande-deculturation"/>
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		<modified>2009-07-04T13:30:15Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<br />
<br />
Voici en vrac quelques notes de lecture.<br />
J'ai découvert Renaud Camus via l'émission de Finkelkraut&#160;: <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/">Répliques</a>.<br />
Le site de l'auteur&#160;: <a href="http://perso.wanadoo.fr/renaud.camus">http://perso.wanadoo.fr/renaud.camus</a><br />
------<br />
<br />
Renaud Camus<br />
La grande déculturation<br />
Fayard 2008<br />
<br />
Les sous chiens, comme l'insinue gracieusement tel ou telle, ainsi qu'ont dit les sous-hommes, ceux-là, les indigènes, les autochtones, font figure de bourgeoisie, fonctionnent, à leur corps défendant, comme une bourgeoisie, sont en position de bourgeoisie,&#160; (...) ; et cela d'autant plus nettement que le mot populaire, en novlangue, se mêle de signifier exclusivement à présent, immigré, peuplé ou constitué d'immigrés ou de descendants d'immigrés.<br />
<br />
L'égalité est aussi absente de la culture qu'elle l'est de la nature. <br />
<br />
Le degré d'éducation globale sanctionné est à peu près un cinquième de ce qu'il était.<br />
<br />
En régime démocratique, la culture de masse ne peut pas s'accommoder de la culture d'une classe cultivée, culture qui n'est pas nécessairement antidémocratique (elle a fait elle même beaucoup pour la démocratie) mais fatalement, et, par définition, non démocratique.<br />
<br />
Il s'agissait, d'une part, de transmettre de génération en génération le patrimoine culturel des classes cultivées, assimilé au patrimoine culturel de la nation&#160;; d'autre part, d'élargir le partage de ce patrimoine culturel à quelques enfants méritants des autres classes (...). Tous les bourgeois n'étaient pas cultivés, mais tous les individus vraiment cultivés étaient des bourgeois (au moins aux yeux de la bourgeoisie).<br />
<br />
La langue (vocabulaire, syntaxe, prononciation) était le grand instrument d'entrée en bourgeoisie (...).<br />
<br />
Éduquer, c'est éduquer aux manières, aux rites, aux façons de parler (qui risquent fort d'être des façons de parler et de ressentir), de la classe éduquée, autrement dit,<i> horresco referens</i>, de la classe "supérieure".<br />
<br />
Auteurs et ouvrages proprement littéraires sont étouffés par la pression des sciences humaines. Mais à leur tour, les sciences humaines, encore trop culturelles pour le public qu'a formé depuis trente ans et plus l'enseignement de masse, sont bousculés par la politique, le politique, les politiques , les ouvrages écrits par les hommes et les femmes politiques (...).<br />
<br />
Arte diffuse quelquefois documentaires, quelquefois excellents, le plus souvent incroyablement bâclés (...) et beaucoup plus souvent de méchants petits films finlandais, allemands ou arméniens qui doivent leur passeport culturel au seul motif qu'ils ont été réalisés avec trois bouts de ficelle, sous une lampe qui pendouille (...)<br />
<br />
Que peut enseigner le professeur d'art à des enfants qui n'ont rien appris du professeur de français, du professeur d'histoire, ne parlons pas du prêtre (...)<br />
<br />
Jadis une famille qui avait appartenu un certain temps à la classe privilégiée pouvait maintenir ce statut sur plusieurs générations même après l'effondrement de son niveau économique. La ruine, au temps de la noblesse, mais encore à l'époque bourgeoise, n'entraînait pas&#160; le déclassement social, ou seulement très lentement parce que l'appartenance de classe n'était pas uniquement déterminée par le niveau de revenus mais aussi par le niveau culturel&#160; et par la maîtrise plus ou moins grande de codes portant sur l'attitude, le vêtement, et au premier chef, sur le langage.<br />
<br />
L'effondrement économique d'une famille entraîne ipso facto son effondrement social immédiat, ou du moins d'une génération à l'autre.<br />
<br />
<br />
Ce qui égalitaire dans la&#160; la situation culturelle, c'est le désastre. Il affecte sans beaucoup de nuances toutes les anciennes classes, et c'est précisément ce qui fait que les différences entre elles sont essentiellement économiques, et que donc elles n'ont plus de véritables existence de classes.<br />
<br />
Le monde voulait bien être fasciné par la langue de Proust, de Cézanne, de Bergson, de Ravel et du Collège de France, mais celle de Christine Angot, de Jean Paul Chambas, de Christine Onfray le laisse fort indifférent - il a la même chose chez lui.<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Remarquable billet, écrit par intellectuel qui siège dans un conseil municipal.</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

Son article : Regard psycho-sociologique sur le conseil municipal marseillais.



Remarquable billet, écrit par intellectuel qui siège dans un conseil municipal.



J&apos;ai vécu cette expérience pendant six ans dans ma commune et je ne me suis pas représenté.

Je ne voulais pas continuer à perdre mon temps.

Il y a d&apos;abord l&apos;effet de curiosité. Pendant un à deux ans, on prend le temps de découvrir les rouages du système et voir finalement que son aspect byzantin (le fameux &quot;mille feuilles&quot;) est le reflet d&apos;une vaine réflexion qui ne débouche aucunement sur une vision plus intelligente des choses. Ensuite, on ne peut échapper évidemment à l&apos;effet de ronronnement, qui ne dure pas très longtemps, car, lorsqu&apos;on reste libre d&apos;esprit, on supporte de moins en moins la médiocrité intellectuelle de tous les débats, cette médiocrité induite par l&apos;affrontement permanent et clanique entre la droite et la gauche.

Beaucoup de décisions pourraient être prise par l&apos;Administration seule sans passer par la case élus. Il faudrait trouver alors un (autre) moyen efficace pour contrôler, par les politiques, cette même Administration au lieu de jouer à faire croire que les politiques décident et que l&apos;Administration exécute. Alors que c&apos;est naturellement le contraire, surtout dans les petites communes.



Le blog de Jacques Boulesteix </summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/remarquable-billet-ecrit-par-intellectuel-qui-siege-dans-un-conseil-municipal"/>
		<id>http://michel.zevillage.org/news/remarquable-billet-ecrit-par-intellectuel-qui-siege-dans-un-conseil-municipal</id>
		<issued>2008-07-04T14:26:11Z</issued>
		<modified>2008-07-04T14:36:31Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<br />
Son article&#160;: <a href="http://boulesteix.blog.lemonde.fr/2008/07/01/regard-psycho-sociologique-sur-un-conseil-municipal-marseillais/">Regard psycho-sociologique sur le conseil municipal marseillais</a>.<br />
<br />
Remarquable billet, écrit par intellectuel qui siège dans un conseil municipal.<br />
<br />
J'ai vécu cette expérience pendant six ans dans ma commune et je ne me suis pas représenté.<br />
Je ne voulais pas continuer à perdre mon temps.<br />
Il y a d'abord l'effet de curiosité. Pendant un à deux ans, on prend le temps de découvrir les rouages du système et voir finalement que son aspect byzantin (le fameux "mille feuilles") est le reflet d'une vaine réflexion qui ne débouche aucunement sur une vision plus intelligente des choses. Ensuite, on ne peut échapper évidemment à l'effet de ronronnement, qui ne dure pas très longtemps, car, lorsqu'on reste libre d'esprit, on supporte de moins en moins la médiocrité intellectuelle de tous les débats, cette médiocrité induite par l'affrontement permanent et clanique entre la droite et la gauche.<br />
Beaucoup de décisions pourraient être prise par l'Administration seule sans passer par la case élus. Il faudrait trouver alors un (autre) moyen efficace pour contrôler, par les politiques, cette même Administration au lieu de jouer à faire croire que les politiques décident et que l'Administration exécute. Alors que c'est naturellement le contraire, surtout dans les petites communes.<br />
<br />
<a href="http://boulesteix.blog.lemonde.fr/">Le blog de Jacques Boulesteix</a>&#160;]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Le Tour du Monde en quarante ans</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

Pour les voyageurs intéressés, voici la carte de mes voyages à travers le monde en quarante années.

Vous pouvez la visualiser et l&apos;agrandir en différents formats.

 </summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/le-tour-du-monde-en-quarante-ans"/>
		<id>http://michel.zevillage.org/news/le-tour-du-monde-en-quarante-ans</id>
		<issued>2008-02-12T18:55:31Z</issued>
		<modified>2008-02-12T18:56:07Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<br />
Pour les voyageurs intéressés, voici la <a href="http://www.lesagien.freesurf.fr">carte de mes voyages à travers le monde</a> en quarante années.<br />
Vous pouvez la visualiser et l'agrandir en différents formats.<br />
&#160;]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>L&apos;École est une Église</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Ne sommes nous pas devenus les nouveaux curés de campagne plus de 200 ans après la fin du régime féodal ?



Nous en avons en effet tous les attributs : le nombre, la répartition sur le territoire, le poids idéologique, la modestie du train de vie, l&apos;onctuosité ecclésiastique, qu&apos;on appelle dans ce siècle de mécréants le politiquement correct ; sans oublier les chapelles, les excommunications, le peuple des fidèles, les conclaves que sont les jurys de concours,  et bien sûr les cardinaux, que l&apos;on les repère à leur port altier lorsqu&apos;ils franchissent les portes de nos augustes établissements ainsi qu&apos;aux génuflexions de tous ordres qui accompagnent leurs pas.



Et puis les papes, les antipapes et ainsi de suite.



Les sociologues du siècle prochain (le 22e déjà) ne manqueront pas de repérer quantité de nouveaux  signes de croix  que nous pratiquons chaque jour. La prière du matin qu&apos;est le blabla dans la salle des professeurs : il y a des sujets qu&apos;on ne doit pas aborder comme à l&apos;église ; les vêpres (les corrections), le Vendredi saint (on a de temps en temps quelques pépins...), le bréviaire (les rubans pédagogiques) et j&apos;en passe.



L&apos;École elle-même n&apos;est-elle pas un sanctuaire, et l&apos;Éducation un devoir sacré ?



 </summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/ecole-est-une-eglise"/>
		<id>http://michel.zevillage.org/news/ecole-est-une-eglise</id>
		<issued>2008-02-06T22:41:19Z</issued>
		<modified>2008-02-06T22:42:37Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[Ne sommes nous pas devenus les nouveaux curés de campagne plus de 200 ans après la fin du régime féodal&#160;?<br />
<br />
Nous en avons en effet tous les attributs&#160;: le nombre, la répartition sur le territoire, le poids idéologique, la modestie du train de vie, l'onctuosité ecclésiastique, qu'on appelle dans ce siècle de mécréants le politiquement correct&#160;; sans oublier les chapelles, les excommunications, le peuple des fidèles, les conclaves que sont les jurys de concours,&#160; et bien sûr les cardinaux, que l'on les repère à leur port altier lorsqu'ils franchissent les portes de nos augustes établissements ainsi qu'aux génuflexions de tous ordres qui accompagnent leurs pas.<br />
<br />
Et puis les papes, les antipapes et ainsi de suite.<br />
<br />
Les sociologues du siècle prochain (le 22e déjà) ne manqueront pas de repérer quantité de nouveaux&#160; signes de croix&#160; que nous pratiquons chaque jour. La prière du matin qu'est le blabla dans la salle des professeurs&#160;: il y a des sujets qu'on ne doit pas aborder comme à l'église&#160;; les vêpres (les corrections), le Vendredi saint (on a de temps en temps quelques pépins...), le bréviaire (les rubans pédagogiques) et j'en passe.<br />
<br />
L'École elle-même n'est-elle pas un sanctuaire, et l'Éducation un devoir sacré&#160;?<br />
<br />
&#160;]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>En France, on est sur des rails ; il est très difficile de changer de voie. </title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Tout dépend du point de vue à partir duquel on se place. Si on regarde vers l&apos;amont (les fonctionnaires entrés dans la carrière 10 ans avant moi) ou vers l&apos;aval (les jeunes fonctionnaires qui rentrent quand je suis en fin de carrière). Quand on embrasse une carrière, et pour faire ce choix, on regarde vers l&apos;amont. Or en 1974, date de mon entrée en fonction, les fonctionnaires qui ont inspiré mon choix sont nés entre 1935 et 1945. Avec le trou démographique des années de guerre, un professeur lambda de cette classe d&apos;âge pouvait facilement passer attaché culturel, ou enseigner dans le supérieur, pour ne prendre que deux exemples. Aujourd&apos;hui pour être attaché ou conseiller culturel il faut être énarque ou normalien, et accéder à l&apos;enseignement supérieur (classique ou agronomique) est devenue une vue de l&apos;esprit que très peu de mes jeunes collègues doivent envisager.



Quand j&apos;ai débuté professeur, je ne pouvais pas savoir : 1/ Que mon pouvoir d&apos;achat sur 30 ans sur trente ans allait baisser de 25 %. 2/ Qu&apos;un jeune professeur aujourd&apos;hui, 30 ans plus tard, certifié 1er échelon, gagne 1,2 SMIC. 3/ Que les perspectives de mobilité entre les administrations sont des plus réduites, malgré des textes sortis il y a quelques années.

Bien sûr on peut regarder en aval, et dire qu&apos;il y a toujours pire. On peut s&apos;en réjouir aussi, en se disant que l&apos;on marche toujours vers plus d&apos;égalité : pourquoi en effet, gagner plus, en début de carrière, qu&apos;un jeune ouvrier ? Les professeurs de demain remplaceront la classe ouvrière (volatisée en Europe pour cause de Chine) mais tiendront toujours le rôle des curés de campagne de l&apos;Ancien Régime. Le bas clergé de l&apos;époque n&apos;était-il pas le premier pourvoyeur de services culturels ?



J&apos;ai commencé en Lycée Agricole à 24 ans, je finis en Lycée Agricole à 60 ans bientôt. Je n&apos;ai jamais voulu être Directeur ou Inspecteur. Donc je suis resté à la même place depuis le début. On peut bien sûr changer de lieu ; on peut changer de matière aussi. C&apos;est ce que j&apos;ai fait. Mais le blocage n&apos;est pas seulement dans les &quot;structures&quot;, il est aussi dans les têtes de nombreux collègues. Quand j&apos;ai commencé à faire de l&apos;informatique il y a 10 ans, (j&apos;ai passé ma maîtrise par la suite), plusieurs collègues sont venus me voir en me disant : &quot;Crois-tu que vouloir faire ce que tu fais est autorisé ?&quot; Sous-entendu : &quot;Pourquoi ne restes-tu à ta place comme tout le monde ?&quot;.



Quant à passer dans le secteur privé : à trente ans, on est considéré comme un vieux et les seniors ne sont pas bienvenus dans les entreprises qui font tout pour se débarrasser de leurs plus anciens. Oui, il y a un sacré blocage et il est culturel.



Je côtoie des collègues dans mon lycée, ou dans les précédents que j&apos;ai fréquentés, qui ont fait toute leur vie la même chose sur le même poste. Cette perspective m&apos;effrayait quand j&apos;ai débuté. Et je n&apos;ai pas changé d&apos;avis. Comme tous les gens de mon âge et de tous les âges, je raisonne avec mon esprit de 20 ans. Le monde a changé certes et les temps sont plus durs. Je persiste à regretter que le verre soit à moitié plein, et aujourd&apos;hui, je m&apos;y prendrais à deux fois avant d&apos;envisager la même carrière, car le verre est à moitié vide.  

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/en-france-on-est-sur-des-rails-il-est-tres-difficile-de-changer-de-voie"/>
		<id>http://michel.zevillage.org/news/en-france-on-est-sur-des-rails-il-est-tres-difficile-de-changer-de-voie</id>
		<issued>2008-01-31T11:38:46Z</issued>
		<modified>2008-02-01T10:54:20Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Tout dépend du point de vue à partir duquel on se place. Si on regarde vers l'amont (les fonctionnaires entrés dans la carrière 10 ans avant moi) ou vers l'aval (les jeunes fonctionnaires qui rentrent quand je suis en fin de carrière). Quand on embrasse une carrière, et pour faire ce choix, on regarde vers l'amont. Or en 1974, date de mon entrée en fonction, les fonctionnaires qui ont inspiré mon choix sont nés entre 1935 et 1945. Avec le trou démographique des années de guerre, un professeur lambda de cette classe d'âge pouvait facilement passer attaché culturel, ou enseigner dans le supérieur, pour ne prendre que deux exemples. Aujourd’hui pour être attaché ou conseiller culturel il faut être énarque ou normalien, et accéder à l'enseignement supérieur (classique ou agronomique) est devenue une vue de l'esprit que très peu de mes jeunes collègues doivent envisager.<br />
<br />
Quand j'ai débuté professeur, je ne pouvais pas savoir&#160;: 1/ Que mon pouvoir d'achat sur 30 ans sur trente ans allait baisser de 25 %. 2/ Qu'un jeune professeur aujourd’hui, 30 ans plus tard, certifié 1er échelon, gagne 1,2 SMIC. 3/ Que les perspectives de mobilité entre les administrations sont des plus réduites, malgré des textes sortis il y a quelques années.<br />
Bien sûr on peut regarder en aval, et dire qu'il y a toujours pire. On peut s'en réjouir aussi, en se disant que l'on marche toujours vers plus d'égalité&#160;: pourquoi en effet, gagner plus, en début de carrière, qu'un jeune ouvrier&#160;? Les professeurs de demain remplaceront la classe ouvrière (volatisée en Europe pour cause de Chine) mais tiendront toujours le rôle des curés de campagne de l'Ancien Régime. Le bas clergé de l'époque n'était-il pas le premier pourvoyeur de services culturels&#160;?<br />
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J'ai commencé en Lycée Agricole à 24 ans, je finis en Lycée Agricole à 60 ans bientôt. Je n'ai jamais voulu être Directeur ou Inspecteur. Donc je suis resté à la même place depuis le début. On peut bien sûr changer de lieu&#160;; on peut changer de matière aussi. C'est ce que j'ai fait. Mais le blocage n'est pas seulement dans les "structures", il est aussi dans les têtes de nombreux collègues. Quand j'ai commencé à faire de l'informatique il y a 10 ans, (j'ai passé ma maîtrise par la suite), plusieurs collègues sont venus me voir en me disant&#160;: "Crois-tu que vouloir faire ce que tu fais est autorisé&#160;?" Sous-entendu&#160;: "Pourquoi ne restes-tu à ta place comme tout le monde&#160;?".<br />
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Quant à passer dans le secteur privé&#160;: à trente ans, on est considéré comme un vieux et les seniors ne sont pas bienvenus dans les entreprises qui font tout pour se débarrasser de leurs plus anciens. Oui, il y a un sacré blocage et il est culturel.<br />
<br />
Je côtoie des collègues dans mon lycée, ou dans les précédents que j'ai fréquentés, qui ont fait toute leur vie la même chose sur le même poste. Cette perspective m'effrayait quand j'ai débuté. Et je n'ai pas changé d'avis. Comme tous les gens de mon âge et de tous les âges, je raisonne avec mon esprit de 20 ans. Le monde a changé certes et les temps sont plus durs. Je persiste à regretter que le verre soit à moitié plein, et aujourd’hui, je m'y prendrais à deux fois avant d'envisager la même carrière, car le verre est à moitié vide.&#160;&#160;</div>]]></content>
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		<title>Réponses aux objections concernant la notation des professeurs</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">À quoi pourrait servir ce système de notation ?

En dehors des finalités traditionnelles de la notation (avancement etc.), on pourrait effectivement revenir sur le principe selon lequel on ne choisit pas ses enseignants (sur le modèle d&apos;une autre principe selon lequel on ne choisit pas ses parents ?). Et là évidemment un autre monde s&apos;ouvre à nous... À terme, en effet, la notation pourrait servir afin que les usagers (parents, éventuellement enfants lycéens, étudiants) puissent choisir, non pas un professeur (comme à la fac quand plusieurs cours sont donnés par plusieurs enseignants),  mais un établissement, c&apos;est-à-dire, dans le meilleur des cas, une équipe. Ne nous alarmons pas sur le sort de ceux qui seront les moins choisis. Dans mon esprit, la note ne serait pas constitutive de licenciement. Comme c&apos;est le cas aujourd&apos;hui dans le cadre de notre statut : une mauvaise note ne peut pas mener à révocation. Simplement l&apos;administration offrirait à nos concitoyens des équipes pédagogiques et des professeurs plus ou moins performants. Il y a des facteurs plus ou sympas, des guichetiers au service des finances plus ou moins aimables, des gendarmes plus ou moins avenants, des douaniers plus ou moins serviables.



On peut plaire à la majorité des élèves, des parents ou des collègues tout en étant un &quot;mauvais&quot; prof. 

Non ! Il n&apos;y a aucun précédent sur ce terrain dans l&apos;enseignement secondaire public en France. Nous sommes obligés de nous tourner en l&apos;occurrence vers ce qui se passe à l&apos;étranger. Personnellement j&apos;ai rencontré chez les étudiants une maturité, une culture, des habitudes même, qui font qu&apos;ils ne sont pas bêtes au point d&apos;être sensibles à la démagogie. L&apos;argument de la démagogie suppose l&apos;immaturité des apprenants.



Si, dans la classe, j&apos;ai 12 &quot;bons&quot; élèves et 8 &quot;mauvais&quot; : 

Y-a-t-il une justice en mettant en place un système éducatif qui ne ferait avancer que les 12 &quot;bons&quot; ? 

Comme si toute proposition de réforme favorisait l&apos;élitisme. Il ne doit y avoir de priorité ni pour les faibles ni pour les forts.



 Cette notation est-elle anonyme ?

Il va de soi que cette notation doit être anonyme. Et si la note est accompagnée d&apos;un texte en réponse à une question ouverte, les dérapages ne seront pas admis. C&apos;est ce qui se fait ailleurs. 



  Quand un étudiant adulte aux Etats-Unis est prêt à mettre 30 000$ par an dans une formation, il attend un service qui réponde à ses besoins à hauteur des fonds avancés ! Ce n&apos;est pas le cas en France.

 Au cours de cette discussion, la notation (rénovée) implique la concurrence ; et maintenant, est-ce que la concurrence est forcément liée à la marchandisation de l&apos;éducation ? Telle est la question. Parler de concurrence n&apos;est-ce pas commencer à tirer sur le fil de la tapisserie et aboutir finalement à un système pire que l&apos;actuel et abondamment décrié par ailleurs ? Aux États-Unis la marchandisation de l&apos;éducation, surtout supérieure, implique la concurrence. Parce que &quot;les usagers en veulent pour leur argent&quot;.



Et que dire de certains parents qui ont un comportement négatif ?

Justement : le pouvoir de notation pourrait les rendre plus aimables. Parmi les nobles ambitions de tous les éducateurs, il y a celle de mener au plus haut (possible) ceux qui sont au plus bas. Pourquoi ne rajouterait-on pas ces deux ambitions : 1/ rendre les parents plus aimables  2/ rendre les élèves plus matures ?  Un jour viendra où l&apos;ambition de rendre tous les élèves attristés à l&apos;annonce de la prochaine absence d&apos;un professeur sera alors concevable, réalisable et recherchée. Impensable ? Voici un exemple connexe d&apos;une autre différence culturelle qui peut montrer que rien n&apos;est finalement impossible : Traversez l&apos;Atlantique, rentrez dans une classe, donnez un devoir sur table, sortez dans le couloir pendant 15 minutes et revenez dans la classe : pas un seul élève n&apos;a triché. Ce qui paraît impossible à un français venu de la vieille Europe évidemment.   



Ce système n&apos;est pas comparable à la démocratie définie par Churchill : le pire des systèmes à l&apos;exception de tous les autres. Il est améliorable. Je suis sûr de deux choses : 1/ Le système de notation évoluera. 2/ La question des parents et des autres acteurs mentionnés viendra forcément un jour sur le tapis.


 </summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://michel.zevillage.org/news/reponses-aux-objections-concernant-la-notation-des-professeurs"/>
		<id>http://michel.zevillage.org/news/reponses-aux-objections-concernant-la-notation-des-professeurs</id>
		<issued>2008-01-31T11:31:07Z</issued>
		<modified>2008-02-01T11:02:14Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><i>À quoi pourrait servir ce système de notation&#160;?</i><br />
En dehors des finalités traditionnelles de la notation (avancement etc.), on pourrait effectivement revenir sur le principe selon lequel on ne choisit pas ses enseignants (sur le modèle d'une autre principe selon lequel on ne choisit pas ses parents&#160;?). Et là évidemment un autre monde s'ouvre à nous... À terme, en effet, la notation pourrait servir afin que les usagers (parents, éventuellement enfants lycéens, étudiants) puissent choisir, non pas un professeur (comme à la fac quand plusieurs cours sont donnés par plusieurs enseignants),  mais un établissement, c'est-à-dire, dans le meilleur des cas, une équipe. Ne nous alarmons pas sur le sort de ceux qui seront les moins choisis. Dans mon esprit, la note ne serait pas constitutive de licenciement. Comme c'est le cas aujourd’hui dans le cadre de notre statut&#160;: une mauvaise note ne peut pas mener à révocation. Simplement l'administration offrirait à nos concitoyens des équipes pédagogiques et des professeurs plus ou moins performants. Il y a des facteurs plus ou sympas, des guichetiers au service des finances plus ou moins aimables, des gendarmes plus ou moins avenants, des douaniers plus ou moins serviables.<br />
<br />
<i>On peut plaire à la majorité des élèves, des parents ou des collègues tout en étant un "mauvais" prof.</i>…<br />
Non&#160;! Il n'y a aucun précédent sur ce terrain dans l'enseignement secondaire public en France. Nous sommes obligés de nous tourner en l'occurrence vers ce qui se passe à l'étranger. Personnellement j'ai rencontré chez les étudiants une maturité, une culture, des habitudes même, qui font qu'ils ne sont pas bêtes au point d'être sensibles à la démagogie. L'argument de la démagogie suppose l'immaturité des apprenants.<br />
<br />
<i>Si, dans la classe, j'ai 12 "bons" élèves et 8 "mauvais" : <br />
Y-a-t-il une justice en mettant en place un système éducatif qui ne ferait avancer que les 12 "bons" ?</i> <br />
Comme si toute proposition de réforme favorisait l'élitisme. Il ne doit y avoir de priorité ni pour les faibles ni pour les forts.<br />
<br />
<i> Cette notation est-elle anonyme&#160;?</i><br />
Il va de soi que cette notation doit être anonyme. Et si la note est accompagnée d'un texte en réponse à une question ouverte, les dérapages ne seront pas admis. C'est ce qui se fait ailleurs. <br />
<br />
<i>  Quand un étudiant adulte aux Etats-Unis est prêt à mettre 30 000$ par an dans une formation, il attend un service qui réponde à ses besoins à hauteur des fonds avancés&#160;! Ce n’est pas le cas en France.<br />
</i> Au cours de cette discussion, la notation (rénovée) implique la concurrence&#160;; et maintenant, est-ce que la concurrence est forcément liée à la marchandisation de l'éducation&#160;? Telle est la question. Parler de concurrence n'est-ce pas commencer à tirer sur le fil de la tapisserie et aboutir finalement à un système pire que l'actuel et abondamment décrié par ailleurs&#160;? Aux États-Unis la marchandisation de l'éducation, surtout supérieure, implique la concurrence. Parce que "les usagers en veulent pour leur argent".<br />
<br />
<i>Et que dire de certains parents qui ont un comportement négatif&#160;?</i><br />
Justement&#160;: le pouvoir de notation pourrait les rendre plus aimables. Parmi les nobles ambitions de tous les éducateurs, il y a celle de mener au plus haut (possible) ceux qui sont au plus bas. Pourquoi ne rajouterait-on pas ces deux ambitions&#160;: 1/ rendre les parents plus aimables  2/ rendre les élèves plus matures&#160;?  Un jour viendra où l'ambition de rendre tous les élèves attristés à l'annonce de la prochaine absence d'un professeur sera alors concevable, réalisable et recherchée. Impensable&#160;? Voici un exemple connexe d'une autre différence culturelle qui peut montrer que rien n'est finalement impossible&#160;: Traversez l'Atlantique, rentrez dans une classe, donnez un devoir sur table, sortez dans le couloir pendant 15 minutes et revenez dans la classe&#160;: pas un seul élève n'a triché. Ce qui paraît impossible à un français venu de la vieille Europe évidemment.  &#160;<br />
<br />
Ce système n'est pas comparable à la démocratie définie par Churchill&#160;: le pire des systèmes à l'exception de tous les autres. Il est améliorable. Je suis sûr de deux choses&#160;: 1/ Le système de notation évoluera. 2/ La question des parents et des autres acteurs mentionnés viendra forcément un jour sur le tapis.</div>
&#160;]]></content>
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		<title>Noter les professeurs autrement ?</title>
		<author>
		<name>Michel</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Personnellement je propose une note qui serait la moyenne de ces cinq notes attribuées par :

1/ Le chef d&apos;établissement

2/ L&apos;Inspecteur de la matière

3/ Les élèves

4/ Les parents

5/ Les collègues

Ces trois derniers votants étant réunis en &quot;collège&quot; à géométrie variable, forcément en fonction de chaque enseignant.



J&apos;entends et je comprends par avance les protestations de certains, mais :



1/ Ces cinq &quot;instances&quot; ne représentent-elles pas, conjuguées, les pressions qui s&apos;exercent sur l&apos;enseignant ? Autrement dit,   c&apos;est le terrain qui note.

Les notes basses peuvent s&apos;annuler avec d&apos;autres notes. Par exemple, un enseignant qui donne satisfaction aux élèves peut ne pas plaire, dans ses méthodes, à ses collègues (qui ont matière à appréciation via la pluridisciplinarité).

À l&apos;extrême, ce qui sera considéré comme démagogie par les uns sera alors annulé par ce qui sera considéré par de la jalousie par les autres, et le système peu à peu se stabilisera, car il y aura un écrêtage des excès par le nombre de personnes intéressées à l&apos;appréciation de chacun.

2/ Il y aura des dérapages côté élèves au début c&apos;est certain, mais il faudra prévoir une période de transition. Des dérapages ailleurs ? Peut-être.

3/ Vous noterez que chaque instance compte pour une voix.



J&apos;ai inclus les parents dans mon collège de notateurs pour 3 raisons :



1/ Je suis parent ; et je me rends bien compte de ce qui va et ne pas va pas chez les professeurs de mes enfants. Non pas parce que je suis moi-même professeur, mais parce que, en tant que parent, je suis déjà passé par le même chemin. Donc tout parent ayant fait des études secondaires peut établir un jugement sur les professeurs de ses enfants.

Ils peuvent intervenir en mettant une note. Et je rappelle que cette note compte pour 1/5ème du total. Il peut y avoir des parents qui mettent 0 (après un accrochage par exemple), mais il y a 120 parents par an minimum (6 classes de 20) et on peut lisser les résultats sur trois années.

2/ Il peut y avoir des dérapages, c&apos;est-à-dire des lynchages si on pousse cette logique en ses limites. Mais les parents n&apos;ont pas intérêt à &quot;sous-noter&quot;, car, ce système de notation entraînant une certaine flexibilité (flexisécurité pour les plus optimistes), les mêmes parents voudront garder pour leur progéniture les professeurs dont ils apprécient le travail.

Que celui qui n&apos;est jamais allé voir, qui un principal, qui un proviseur, dans le privé bien sûr mais aussi dans le public, pour dire : &quot;je ne veux pas que mon fils, ma fille, soit avec untel (en maths, en français...) l&apos;an prochain&quot; lève la main !

3/ J&apos;ai vécu cette expérience : dans le secondaire privé (États-Unis) : Chef d&apos;établissement 60 %, parents 40 %.

Et dans le supérieur public (États-Unis) : Chef de département : 40 %, Étudiants 40 %, Service public 20 %.


 


 

</summary>
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		<issued>2008-01-26T19:17:25Z</issued>
		<modified>2008-02-01T11:08:41Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://michel.zevillage.org"><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Personnellement je propose une note qui serait la moyenne de ces cinq notes attribuées par :<br />
1/ Le chef d'établissement<br />
2/ L'Inspecteur de la matière<br />
3/ Les élèves<br />
4/ Les parents<br />
5/ Les collègues<br />
Ces trois derniers votants étant réunis en "collège" à géométrie variable, forcément en fonction de chaque enseignant.<br />
<br />
J'entends et je comprends par avance les protestations de certains, mais :<br />
<br />
1/ Ces cinq "instances" ne représentent-elles pas, conjuguées, les pressions qui s'exercent sur l'enseignant ? Autrement dit,&#160;&#160; c'est le terrain qui note.<br />
Les notes basses peuvent s'annuler avec d'autres notes. Par exemple, un enseignant qui donne satisfaction aux élèves peut ne pas plaire, dans ses méthodes, à ses collègues (qui ont matière à appréciation via la pluridisciplinarité).<br />
À l'extrême, ce qui sera considéré comme démagogie par les uns sera alors annulé par ce qui sera considéré par de la jalousie par les autres, et le système peu à peu se stabilisera, car il y aura un écrêtage des excès par le nombre de personnes intéressées à l'appréciation de chacun.<br />
2/ Il y aura des dérapages côté élèves au début c'est certain, mais il faudra prévoir une période de transition. Des dérapages ailleurs ? Peut-être.<br />
3/ Vous noterez que chaque instance compte pour une voix.<br />
<br />
J'ai inclus les parents dans mon collège de notateurs pour 3 raisons :<br />
<br />
1/ Je suis parent ; et je me rends bien compte de ce qui va et ne pas va pas chez les professeurs de mes enfants. Non pas parce que je suis moi-même professeur, mais parce que, en tant que parent, je suis déjà passé par le même chemin. Donc tout parent ayant fait des études secondaires peut établir un jugement sur les professeurs de ses enfants.<br />
Ils peuvent intervenir en mettant une note. Et je rappelle que cette note compte pour 1/5ème du total. Il peut y avoir des parents qui mettent 0 (après un accrochage par exemple), mais il y a 120 parents par an minimum (6 classes de 20) et on peut lisser les résultats sur trois années.<br />
2/ Il peut y avoir des dérapages, c’est-à-dire des lynchages si on pousse cette logique en ses limites. Mais les parents n'ont pas intérêt à "sous-noter", car, ce système de notation entraînant une certaine flexibilité (flexisécurité pour les plus optimistes), les mêmes parents voudront garder pour leur progéniture les professeurs dont ils apprécient le travail.<br />
Que celui qui n'est jamais allé voir, qui un principal, qui un proviseur, dans le privé bien sûr mais aussi dans le public, pour dire : "je ne veux pas que mon fils, ma fille, soit avec untel (en maths, en français...) l'an prochain" lève la main !<br />
3/ J'ai vécu cette expérience : dans le secondaire privé (États-Unis) : Chef d'établissement 60 %, parents 40 %.<br />
Et dans le supérieur public (États-Unis) : Chef de département : 40 %, Étudiants 40 %, Service public 20 %.</div>
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