L'École est une Église
Ne sommes nous pas devenus les nouveaux curés de campagne plus de 200 ans après la fin du régime féodal ?
Nous en avons en effet tous les attributs : le nombre, la répartition sur le territoire, le poids idéologique, la modestie du train de vie, l'onctuosité ecclésiastique, qu'on appelle dans ce siècle de mécréants le politiquement correct ; sans oublier les chapelles, les excommunications, le peuple des fidèles, les conclaves que sont les jurys de concours, et bien sûr les cardinaux, que l'on les repère à leur port altier lorsqu'ils franchissent les portes de nos augustes établissements ainsi qu'aux génuflexions de tous ordres qui accompagnent leurs pas.
Et puis les papes, les antipapes et ainsi de suite.
Les sociologues du siècle prochain (le 22e déjà) ne manqueront pas de repérer quantité de nouveaux signes de croix que nous pratiquons chaque jour. La prière du matin qu'est le blabla dans la salle des professeurs : il y a des sujets qu'on ne doit pas aborder comme à l'église ; les vêpres (les corrections), le Vendredi saint (on a de temps en temps quelques pépins...), le bréviaire (les rubans pédagogiques) et j'en passe.
L'École elle-même n'est-elle pas un sanctuaire, et l'Éducation un devoir sacré ?
Nous en avons en effet tous les attributs : le nombre, la répartition sur le territoire, le poids idéologique, la modestie du train de vie, l'onctuosité ecclésiastique, qu'on appelle dans ce siècle de mécréants le politiquement correct ; sans oublier les chapelles, les excommunications, le peuple des fidèles, les conclaves que sont les jurys de concours, et bien sûr les cardinaux, que l'on les repère à leur port altier lorsqu'ils franchissent les portes de nos augustes établissements ainsi qu'aux génuflexions de tous ordres qui accompagnent leurs pas.
Et puis les papes, les antipapes et ainsi de suite.
Les sociologues du siècle prochain (le 22e déjà) ne manqueront pas de repérer quantité de nouveaux signes de croix que nous pratiquons chaque jour. La prière du matin qu'est le blabla dans la salle des professeurs : il y a des sujets qu'on ne doit pas aborder comme à l'église ; les vêpres (les corrections), le Vendredi saint (on a de temps en temps quelques pépins...), le bréviaire (les rubans pédagogiques) et j'en passe.
L'École elle-même n'est-elle pas un sanctuaire, et l'Éducation un devoir sacré ?
Par Michel
| Avant
| 06/02/2008 23:41
| Après
| Actualités
|
aucun commentaire
|