Avec l'espéranto ça n'a pas marché, parce que l'esperanto est une langue hors sol. Le latin aurait convenu pour la langue de l'Europe. C'était la seule solution pour trouver une langue commune à tous les européens. Parce que le latin renvoie aux racines de tout un chacun, comme l'hébreu moderne renvoie à l'hébreu ancien. Seraient vraiment exclus de ces retrouvailles linguistiques en Europe, seulement les basques, les hongrois et les finlandais. Dans une moindre mesure les peuples de langues germaniques, mais il y a beaucoup de mots d'origine latine ou même française en allemand par exemple. Et également les peuples de langues slaves. Deux solutions pour eux : ne pas prendre le latin mais le grec, ou considérer que beaucoup de mots latins viennent du grec et donc conserver le latin. Cette seconde solution me semble plus viable parce que le latin, et en particulier le bas latin, est très proche des langues romanes. Mais bien sûr obliger les grecs à parler latin peut sembler paradoxal.
Évoquer l'usage du latin comme langue de l'Europe, montre à quel point cette hypothèse n'est pas si farfelue. Dans cette optique purement linguistique, donc culturelle, la problématique de l'adhésion de la Turquie devient hors sujet puisque le turc s'apparente au mongol.
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