Noter les professeurs autrement ?
Personnellement je propose une note qui serait la moyenne de ces cinq notes attribuées par :
1/ Le chef d'établissement
2/ L'Inspecteur de la matière
3/ Les élèves
4/ Les parents
5/ Les collègues
Ces trois derniers votants étant réunis en "collège" à géométrie variable, forcément en fonction de chaque enseignant.
J'entends et je comprends par avance les protestations de certains, mais :
1/ Ces cinq "instances" ne représentent-elles pas, conjuguées, les pressions qui s'exercent sur l'enseignant ? Autrement dit, c'est le terrain qui note.
Les notes basses peuvent s'annuler avec d'autres notes. Par exemple, un enseignant qui donne satisfaction aux élèves peut ne pas plaire, dans ses méthodes, à ses collègues (qui ont matière à appréciation via la pluridisciplinarité).
À l'extrême, ce qui sera considéré comme démagogie par les uns sera alors annulé par ce qui sera considéré par de la jalousie par les autres, et le système peu à peu se stabilisera, car il y aura un écrêtage des excès par le nombre de personnes intéressées à l'appréciation de chacun.
2/ Il y aura des dérapages côté élèves au début c'est certain, mais il faudra prévoir une période de transition. Des dérapages ailleurs ? Peut-être.
3/ Vous noterez que chaque instance compte pour une voix.
J'ai inclus les parents dans mon collège de notateurs pour 3 raisons :
1/ Je suis parent ; et je me rends bien compte de ce qui va et ne pas va pas chez les professeurs de mes enfants. Non pas parce que je suis moi-même professeur, mais parce que, en tant que parent, je suis déjà passé par le même chemin. Donc tout parent ayant fait des études secondaires peut établir un jugement sur les professeurs de ses enfants.
Ils peuvent intervenir en mettant une note. Et je rappelle que cette note compte pour 1/5ème du total. Il peut y avoir des parents qui mettent 0 (après un accrochage par exemple), mais il y a 120 parents par an minimum (6 classes de 20) et on peut lisser les résultats sur trois années.
2/ Il peut y avoir des dérapages, c’est-à-dire des lynchages si on pousse cette logique en ses limites. Mais les parents n'ont pas intérêt à "sous-noter", car, ce système de notation entraînant une certaine flexibilité (flexisécurité pour les plus optimistes), les mêmes parents voudront garder pour leur progéniture les professeurs dont ils apprécient le travail.
Que celui qui n'est jamais allé voir, qui un principal, qui un proviseur, dans le privé bien sûr mais aussi dans le public, pour dire : "je ne veux pas que mon fils, ma fille, soit avec untel (en maths, en français...) l'an prochain" lève la main !
3/ J'ai vécu cette expérience : dans le secondaire privé (États-Unis) : Chef d'établissement 60 %, parents 40 %.
Et dans le supérieur public (États-Unis) : Chef de département : 40 %, Étudiants 40 %, Service public 20 %.
1/ Le chef d'établissement
2/ L'Inspecteur de la matière
3/ Les élèves
4/ Les parents
5/ Les collègues
Ces trois derniers votants étant réunis en "collège" à géométrie variable, forcément en fonction de chaque enseignant.
J'entends et je comprends par avance les protestations de certains, mais :
1/ Ces cinq "instances" ne représentent-elles pas, conjuguées, les pressions qui s'exercent sur l'enseignant ? Autrement dit, c'est le terrain qui note.
Les notes basses peuvent s'annuler avec d'autres notes. Par exemple, un enseignant qui donne satisfaction aux élèves peut ne pas plaire, dans ses méthodes, à ses collègues (qui ont matière à appréciation via la pluridisciplinarité).
À l'extrême, ce qui sera considéré comme démagogie par les uns sera alors annulé par ce qui sera considéré par de la jalousie par les autres, et le système peu à peu se stabilisera, car il y aura un écrêtage des excès par le nombre de personnes intéressées à l'appréciation de chacun.
2/ Il y aura des dérapages côté élèves au début c'est certain, mais il faudra prévoir une période de transition. Des dérapages ailleurs ? Peut-être.
3/ Vous noterez que chaque instance compte pour une voix.
J'ai inclus les parents dans mon collège de notateurs pour 3 raisons :
1/ Je suis parent ; et je me rends bien compte de ce qui va et ne pas va pas chez les professeurs de mes enfants. Non pas parce que je suis moi-même professeur, mais parce que, en tant que parent, je suis déjà passé par le même chemin. Donc tout parent ayant fait des études secondaires peut établir un jugement sur les professeurs de ses enfants.
Ils peuvent intervenir en mettant une note. Et je rappelle que cette note compte pour 1/5ème du total. Il peut y avoir des parents qui mettent 0 (après un accrochage par exemple), mais il y a 120 parents par an minimum (6 classes de 20) et on peut lisser les résultats sur trois années.
2/ Il peut y avoir des dérapages, c’est-à-dire des lynchages si on pousse cette logique en ses limites. Mais les parents n'ont pas intérêt à "sous-noter", car, ce système de notation entraînant une certaine flexibilité (flexisécurité pour les plus optimistes), les mêmes parents voudront garder pour leur progéniture les professeurs dont ils apprécient le travail.
Que celui qui n'est jamais allé voir, qui un principal, qui un proviseur, dans le privé bien sûr mais aussi dans le public, pour dire : "je ne veux pas que mon fils, ma fille, soit avec untel (en maths, en français...) l'an prochain" lève la main !
3/ J'ai vécu cette expérience : dans le secondaire privé (États-Unis) : Chef d'établissement 60 %, parents 40 %.
Et dans le supérieur public (États-Unis) : Chef de département : 40 %, Étudiants 40 %, Service public 20 %.
Par Michel
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| 26/01/2008 20:17
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