Son article : Regard psycho-sociologique sur le conseil municipal marseillais.

Remarquable billet, écrit par intellectuel qui siège dans un conseil municipal.

J'ai vécu cette expérience pendant six ans dans ma commune et je ne me suis pas représenté.
Je ne voulais pas continuer à perdre mon temps.
Il y a d'abord l'effet de curiosité. Pendant un à deux ans, on prend le temps de découvrir les rouages du système et voir finalement que son aspect byzantin (le fameux "mille feuilles") est le reflet d'une vaine réflexion qui ne débouche aucunement sur une vision plus intelligente des choses. Ensuite, on ne peut échapper évidemment à l'effet de ronronnement, qui ne dure pas très longtemps, car, lorsqu'on reste libre d'esprit, on supporte de moins en moins la médiocrité intellectuelle de tous les débats, cette médiocrité induite par l'affrontement permanent et clanique entre la droite et la gauche.
Beaucoup de décisions pourraient être prise par l'Administration seule sans passer par la case élus. Il faudrait trouver alors un (autre) moyen efficace pour contrôler, par les politiques, cette même Administration au lieu de jouer à faire croire que les politiques décident et que l'Administration exécute. Alors que c'est naturellement le contraire, surtout dans les petites communes.

Le blog de Jacques Boulesteix 

Répondre à cet article