Il y a quatre types d'anglophones (plus ou moins avertis) parmi les Français francophones. Ces quatre types sont calqués en fait sur les 3 spécialités du baccalauréat général français. Auquel on ajoute le quatrième type qui est hors système scolaire.
1/ L'anglophone littéraire. Sa connaissance du poète Yeats ne lui donne pas l'assurance d'un bon accent dans l'art de la conversation. Toutefois les plus doués d'entre eux peuvent rivaliser avec l'anglais si particulier des Royals. Ce sont les anglophones les plus avertis de tous.
2/ L'anglophone économique. Dans sa version débutant, l'anglophone de formation économique, aurait tendance à pratiquer le globish. Dans la version avancée, nous sommes alors en présence du Business English, l'Anglais des affaires, qui, en fait, est pratiqué également par bon nombre d'hommes politiques (quand ils atteignent un certain niveau bien sûr).
3/ L'anglophone scientifique. Brillant dans son domaine, il sait communiquer avec ses pairs, mais fait relire ses articles scientifiques par des anglophones. Contrairement aux deux précédents : les littéraires savent écrire, et les hommes d'affaires ont des secrétaires ou des avocats qui écrivent pour eux. L'accent qu'il prend, quand il débutant, et même confirmé, est généralement à couper au couteau.
Il est même difficilement compréhensible pour un anglophone appartenant aux autres catégories. Mais on l'écoute malgré son handicap, parce que, par définition, il a toujours quelque chose à dire qui n'a jamais été dit.
4/ L'audodidacte enfin, qui peut être bachelier, mais qui a vraiment appris à parler anglais en tant que routard dans des situations pratiques. C'est le plus spontané, comme par exemple, celui qui a acquis la langue de tous les jours avec un Autrichien rencontré en Suéde.
Ces quatre types peuvent se combiner.
Le routard peut devenir un chercheur, l'anglophone économique peut épouser un anglophone natif et rejoindre peu à peu la catégorie des anglophones littéraires.

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